Top 7 des sites historiques et culturels à découvrir au Laos

Le Laos n’a ni les foules de la Thaïlande ni le rythme frénétique du Vietnam. C’est justement ce qui en fait une destination à part. Le pays se découvre lentement, au fil du Mékong, entre temples dorés, vestiges khmers et paysages karstiques où le temps semble s’être arrêté. À travers ses sites historiques culturels Laos, il révèle une richesse patrimoniale d’une grande diversité. Trois sites sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, et chaque ville recèle des trésors que les circuits classiques ne font que survoler. Chez Horizon Vietnam Travel, nous combinons régulièrement le Laos avec le Vietnam dans nos circuits d’Indochine. Voici les sept sites historiques et culturels que nous recommandons.

Vat Xieng Thong, le joyau de Luang Prabang

Construit en 1560 sous le règne du roi Setthathirat du Lan Xang, Vat Xieng Thong est considéré comme le plus élégant temple du Laos. Il se dresse à la pointe de la péninsule de Luang Prabang, entre la rivière Nam Khan et le Mékong. Le monastère doit sa réputation à ses toits superposés qui descendent presque jusqu’au sol, caractéristiques du style architectural de Luang Prabang, et à ses mosaïques en verre coloré qui ornent les façades et les chapelles latérales.

Vat Xieng Thong

Le Vat Xieng Thong incarne toute la beauté spirituelle et architecturale de Luang Prabang

Le mur arrière du sim (bâtiment principal) est décoré d’un immense arbre de vie réalisé en mosaïque de verre sur fond rouge. À côté, un pavillon abrite le char funéraire des anciens rois du Laos, une pièce de cérémonie sculptée utilisée lors des funérailles royales. Le temple est encore en activité : les moines y vivent et y prient quotidiennement.

Vat Xieng Thong se visite tôt le matin, quand la lumière rasante fait briller les mosaïques et que les moines circulent en silence dans l’enceinte. Luang Prabang elle-même, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995, mérite deux à trois jours pour ses dizaines de temples, son rituel quotidien du tak bat (aumône matinale des moines à l’aube), son Palais Royal transformé en musée national, et le marché de nuit où l’on trouve textiles et artisanat local.

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That Luang, le stupa sacré de Vientiane

That Luang, de son nom complet Pha That Luang, est le monument le plus sacré du Laos. Ce grand stupa doré trône au centre de Vientiane. Depuis 1991, il est l’emblème officiel de la République Démocratique Populaire Lao et figure sur les armoiries du pays ainsi que sur ses billets de banque. Sa forme actuelle date de 1566, année où le roi Setthathirath fit reconstruire et agrandir le monument. Gravement endommagé au XVIIIe siècle lors des invasions siamoises, il fut restauré par l’École française d’Extrême-Orient entre 1931 et 1935.

À Vientiane, That Luang s’impose comme un symbole sacré chargé d’histoire et de foi

À Vientiane, That Luang s’impose comme un symbole sacré chargé d’histoire et de foi

Le stupa quadrangulaire, entièrement doré, culmine à 35 mètres de hauteur avec 48 mètres de côtés. Il comporte trois niveaux de déambulation et est entouré d’un cloître carré avec deux entrées et deux pavillons. Chaque année, à la première pleine lune de novembre, le Boun Namatsakane Pha That Luang attire des dizaines de milliers de fidèles et de moines venus de tout le pays pour une procession aux chandelles de trois jours autour du stupa.

Patuxay et Wat Sisaket, deux visages de Vientiane

Patuxay reflète toute la noblesse et le charme historique de Vientiane

Patuxay reflète toute la noblesse et le charme historique de Vientiane

Patuxay se dresse au bout de l’avenue Lane Xang, en plein centre de Vientiane. Construit entre 1957 et 1968, ce monument a été dédié à la mémoire des soldats laotiens morts pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’indépendance vis-à-vis de la France en 1949. Dessiné par l’architecte laotien Tham Sayasithsena, il emprunte sa silhouette à l’Arc de Triomphe parisien, mais les façades sont couvertes de motifs bouddhistes et de créatures mythologiques comme les kinnari et les naga. L’arche a d’ailleurs été construite à l’aide de fonds et de ciment américains, destinés à l’origine à bâtir un nouvel aéroport, ce qui lui a valu le surnom de « piste verticale » parmi les Vientianais. Un escalier mène au sommet, d’où l’on embrasse du regard toute la ville.

Témoin précieux de l’histoire de la capitale, Wat Sisaket a survécu au sac de Vientiane en 1827

Témoin précieux de l’histoire de la capitale, Wat Sisaket a survécu au sac de Vientiane en 1827

À quelques rues de là, Wat Sisaket offre un contraste saisissant. Construit en 1818 sur ordre du roi Anouvong (Setthathirath V), c’est probablement la plus ancienne pagode de Vientiane encore debout. Elle a survécu au sac de la ville par l’armée siamoise en 1827, qui l’a utilisée comme quartier général et lieu de campement. Ses murs abritent plus de 2 000 statues de Bouddha en céramique et en argent, disposées dans des niches le long des galeries. L’architecture se distingue par une terrasse entourante et un toit orné à cinq niveaux. Juste en face, Haw Phra Kaew, ancien temple royal, abrite aujourd’hui un musée d’art religieux lao.

Vat Phou, le temple khmer du sud

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001, Vat Phou est le site archéologique le plus ancien du Laos. Ce complexe de temples, niché au pied de la montagne Phou Kao dans la province de Champasak, a été occupé dès le Ve siècle. Le temple actuel, construit aux XIe-XIIe siècles sous le règne de Suryavarman II, est un sanctuaire hindouiste dédié à Shiva.

Vat Phou, un sanctuaire de calme et de mémoire

Vat Phou, un sanctuaire de calme et de mémoire

Ce qui rend Vat Phou si particulier, c’est son implantation. La montagne Phou Kao, identifiée à un lingam dans la cosmologie hindoue, domine le site depuis l’arrière. Une longue allée de grès bordée de bornes mène aux deux palais latéraux, puis une volée de marches flanquée de frangipaniers centenaires conduit au sanctuaire principal, adossé à la falaise. Une source d’eau sacrée jaillit encore de la roche, et les sculptures (éléphant, naga, trimurti) témoignent de la finesse de l’art khmer. Vat Phou est moins monumental qu’Angkor, mais son cadre naturel et son calme lui confèrent une atmosphère que beaucoup de visiteurs préfèrent.

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La Plaine des Jarres, le mystère de Xieng Khouang

Dans la province de Xieng Khouang, sur un plateau à environ 1 200 mètres d’altitude autour de la ville de Phonsavan, plus de 60 sites dispersent des milliers de jarres de pierre géantes à travers le paysage. Certaines mesurent jusqu’à 3 mètres de haut et pèsent jusqu’à 7 tonnes. Taillées dans le calcaire, le grès ou le granit, elles datent d’une période estimée entre 500 av. J.-C. et 800 ap. J.-C. La Plaine des Jarres est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2019.

La Plaine des Jarres

Personne ne sait avec certitude à quoi ces jarres servaient. Les hypothèses les plus courantes évoquent des urnes funéraires, des cuves de fermentation pour la production d’alcool rituel, ou des réservoirs de stockage. La légende locale raconte qu’un roi géant les aurait fait fabriquer pour brasser de l’alcool de riz afin de célébrer une victoire militaire. Le site dégage une étrangeté difficile à décrire : ces jarres massives posées dans l’herbe, sans explication, au milieu d’un plateau battu par le vent. La région porte aussi les cicatrices des bombardements américains pendant la guerre du Vietnam, et des cratères de bombes côtoient les jarres millénaires.

Les grottes de Pak Ou, sanctuaire sur le Mékong

À environ 25 km au nord de Luang Prabang, là où la rivière Nam Ou se jette dans le Mékong, deux grottes creusées dans une falaise calcaire abritent des centaines de statues de Bouddha. Les habitants y déposent des figurines en bois depuis des siècles, en offrande ou pour marquer un voeu. La grotte inférieure (Tham Ting) est ouverte sur le fleuve et baignée de lumière naturelle. La grotte supérieure (Tham Theung), accessible par un escalier raide, plonge dans l’obscurité et nécessite une lampe.

pak ou luang prabang

L’intérêt de Pak Ou ne tient pas seulement aux grottes, mais à la manière d’y accéder. La remontée du Mékong en bateau depuis Luang Prabang dure environ deux heures et offre un défilé de paysages karstiques, de villages de pêcheurs et de berges où les buffles se baignent. Le retour passe souvent par le village de Ban Xang Hai, où les familles produisent le lao-lao, l’alcool de riz local, distillé dans des alambics rudimentaires sous les maisons sur pilotis. Un peu plus loin, Ban Xang Khong est réputé pour son tissage de la soie et sa fabrication de papier sa.

Xieng Khuan, le Parc des Bouddhas

À 25 km au sud-est de Vientiane, sur les berges du Mékong face à la Thailande, le parc de Xieng Khuan rassemble plus de 200 statues de Bouddha et de divinités hindoues dans un jardin ouvert. L’ensemble a été créé en 1958 par Luang Pu Bunleua Sulilat, un chamane qui mêlait hindouisme et bouddhisme dans une vision spirituelle très personnelle, influencé par un rishi hindou auprès de qui il avait étudié au Vietnam. Le résultat est un lieu hors catégorie : un bouddha couché de 40 mètres de long côtoie des représentations de Shiva, Vishnou et Avalokitesvara, le tout dans un style naif et monumental.

Xieng Khuan, le Parc des Bouddhas où chaque statue semble garder un secret

Xieng Khuan, le Parc des Bouddhas où chaque statue semble garder un secret

La pièce la plus surprenante est une sculpture en forme de courge géante haute de trois étages, dans laquelle on entre par la bouche d’un démon. L’intérieur représente les trois niveaux de l’existence selon la cosmologie bouddhiste : enfer, terre et paradis. L’ensemble est surréaliste, parfois déconcertant, mais toujours fascinant. Xieng Khuan se visite en une à deux heures et constitue une excursion facile depuis Vientiane.

FAQ sur les sites historiques du Laos

Quels sont les sites UNESCO au Laos ?

Le Laos compte trois sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO : la ville de Luang Prabang (1995), le complexe de Vat Phou et les anciens établissements associés du paysage culturel de Champasak (2001), et la Plaine des Jarres dans la province de Xieng Khouang (2019).

Quelle est la meilleure période pour visiter les sites historiques du Laos ?

La saison sèche, d’octobre à mars, offre les conditions les plus agréables pour la visite des temples et des sites archéologiques. Novembre est particulièrement intéressant pour assister au Boun That Luang à Vientiane. La saison des pluies (mai à septembre) rend certains sites comme Vat Phou plus verdoyants, mais les routes de la Plaine des Jarres peuvent être plus difficiles.

Combien de temps faut-il pour visiter les principaux sites ?

Luang Prabang mérite au minimum deux à trois jours pour Vat Xieng Thong, les autres temples, les grottes de Pak Ou et les cascades de Kuang Si. Vientiane se visite en une journée complète (That Luang, Patuxay, Wat Sisaket, Xieng Khuan). Vat Phou demande une demi-journée. La Plaine des Jarres nécessite un à deux jours, transport inclus.

Peut-on combiner la visite du Laos avec le Vietnam ?

Oui, c’est l’un des itinéraires les plus populaires en Indochine. Plusieurs postes-frontières relient les deux pays, et les vols entre Hanoi et Luang Prabang ou Vientiane sont fréquents. Un circuit combiné de 16 à 25 jours permet de découvrir les temps forts des deux pays sans se presser.

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