Après 14 000 kms de parcourus en train, avions (7) en taxi, en scooter, en tuk-tuk, en vélo, en bateau, barque, nous quittons l’Asie pour retrouver nos enfants.
Nous avons goûté à presque tout : œuf couvé, serpent et grenouille séchés, peut-être même du rat 😅, de merveilleux bahn mi, des pho à tomber, découvert que nos palais s’étaient habitués au chili (au début, il nous a donné bien des sueurs), mangé des crêpes au curcuma incroyables, les bahn xeo, bu des litres de Tiger et de Saigon, de l’alcool de riz avec un cobra et du egg coffee.
Nous avons progressé dans le maniement des baguettes.
Nous avons connu notre première pluie tropicale et la pluie ça mouille surtout quand tu as décidé de faire du vélo.
Nous avons expérimenté la conduite Vietnamienne, un champs Élysée de scooters et peu de voitures où le code de la route est facultatif.
Nous avons voulu tout croquer, imprégner sur nous, couleurs, odeurs et images comme une urgence de vie, ne plus perdre de temps.
Nous avons découvert un pays accueillant et si gentil avec nous : Linh, Uhé et Oha, nos guides, nos chauffeurs dont leurs vertus sont prévenance, patience et humilité.
Cela a été un voyage initiatique, une immersion dans une culture riche d’enseignements positifs.
Je n’ai pas eu honte de pleurer devant des inconnus, j’ai appris à me mettre à nu sans peur du regard de l’autre (pas de jugement, juste de l’écoute).
J’ai du lâcher prise, non par choix… avion et tempête tropicale (bonjour le typhon) = crise de tétanie à l’arrivée, un panda en hyperventilation.
J’ai dû apprendre à me faire confiance en baragouinant en anglais, ce qui nous a valu des fous rires monumentales.
J’ai du arrêter de penser, ceux qui savent savent, et profiter pleinement de tout ce qui m’entourait.
Nous partons ressourcés, avec le cœur et la tête plein de souvenirs.

