Musée des Beaux-Arts : Trésor artistique au cœur de Saïgon
Résumé du contenu
À deux pas du marché Ben Thanh, au cœur du District 1 de Ho Chi Minh-Ville, se dresse une villa coloniale aux murs jaune ocre et aux toits de tuiles rouges qui détonne parmi les immeubles modernes du quartier. Le Musée des Beaux-Arts de Ho Chi Minh-Ville (Bao tang My thuat Thanh pho Ho Chi Minh) est l’un des musées les plus beaux et les plus riches du Vietnam du Sud : construit entre 1929 et 1934 pour le compte de Hua Bon Hoa, dit Chu Hoa, l’homme le plus riche de Saïgon sous la colonisation française, le bâtiment abrite depuis 1989 une collection de plus de 22 000 œuvres couvrant cinq siècles d’art vietnamien. Qu’il s’agisse des peintures de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine, des sculptures Cham Pa millénaires ou des céramiques de la région de Nam Bo, chaque salle révèle une facette insoupçonnée de la création artistique vietnamienne. Voici tout ce qu’il faut savoir avant de s’y rendre.
Présentation générale du Musée des Beaux-Arts de Ho Chi Minh-Ville
Le Musée des Beaux-Arts de Ho Chi Minh-Ville occupe un complexe de trois bâtiments historiques répartis sur une superficie totale de 3 514 m², au croisement des rues Pho Duc Chinh, Le Thi Hong Gam, Calmette et Nguyen Thai Binh. Son architecture coloniale au style mêlant Art déco occidental et décoration orientale, sa collection permanente de plus de 22 000 œuvres et ses 10 à 25 expositions temporaires annuelles en font l’un des musées d’art les plus complets du Vietnam méridional. Chaque année, plus de 200 000 visiteurs franchissent ses portes, qu’il s’agisse d’amateurs d’art, d’étudiants en histoire ou de voyageurs curieux de mieux comprendre la richesse culturelle du pays.

Le musée se divise en trois bâtiments aux vocations distinctes. Le bâtiment 1, le plus imposant, présente les collections permanentes de beaux-arts modernes et contemporains : peintures sur soie, laque, huile sur toile, sculptures et œuvres des grandes écoles artistiques de l’Indochine et du Nam Bo. Le bâtiment 2 accueille les expositions temporaires et thématiques, renouvelées tout au long de l’année avec des artistes vietnamiens et internationaux. Le bâtiment 3, plus intimiste, plonge le visiteur dans les arts anciens et quasi-contemporains : céramiques régionales, sculptures en pierre des civilisations Cham Pa et Oc Eo, pièces en bronze et en bois d’une grande rareté. Ensemble, ces trois espaces offrent un panorama unique sur cinq siècles de création artistique au Vietnam.
Histoire : la villa de Chu Hoa et sa transformation en musée
La fortune de Hua Bon Hoa, dit Chu Hoa
Pour comprendre le Musée des Beaux-Arts, il faut d’abord s’arrêter sur l’homme qui a fait construire ce bâtiment exceptionnel. Hua Bon Hoa, connu de tous sous le surnom affectueux de Chu Hoa (l’oncle Hoa), était un commerçant et philanthrope d’origine chinoise qui s’est imposé, dans la première moitié du XXe siècle, comme l’homme le plus riche de Saïgon coloniale. Sa fortune, colossale pour l’époque, reposait principalement sur des activités commerciales et immobilières qui lui valurent une influence considérable sur le visage architectural de la ville.

Hua Bon Hoa, connu de tous sous le surnom affectueux de Chu Hoa (l’oncle Hoa)
Chu Hoa était en effet bien plus qu’un simple propriétaire : il fut l’un des grands bâtisseurs de Saïgon. On lui doit notamment l’Hôtel Majestic, toujours en activité sur les berges de la rivière Saïgon, ainsi que l’hôpital Tu Du, l’hôpital général de Saïgon et plusieurs pagodes dont la pagode Ky Vien et la pagode Phung Son. Sa villa du 97A Pho Duc Chinh, construite entre 1929 et 1934 sur les plans de l’architecte Rivera, était destinée à abriter sa famille et à témoigner de la puissance de son clan. Les initiales H.B.H, pour Hua Bon Hoa, sont encore gravées dans la pierre au-dessus de l’entrée principale, rappelant discrètement l’identité du commanditaire.
💡 Le saviez-vous ? Les initiales H.B.H sculptées au-dessus du portail d’entrée désignent Hua Bon Hoa, le propriétaire d’origine. En tout, Chu Hoa aurait financé ou fait construire plus d’une vingtaine de bâtiments à Saïgon : hôtels, hôpitaux, pagodes et demeures familiales. Beaucoup de ces édifices sont aujourd’hui classés monuments historiques ou reconvertis en institutions culturelles, témoignant de l’empreinte durable de cet homme sur le patrimoine bâti de Ho Chi Minh-Ville.
De résidence privée à musée national

Après la réunification du Vietnam en 1975, la famille Hua Bon Hoa quitte le pays et s’installe en France. La villa est alors nationalisée et affectée à des usages administratifs et militaires pendant plus d’une décennie. C’est le 5 septembre 1987 que le Comité populaire de Ho Chi Minh-Ville signe la décision n°194/QD-UB portant création du Musée des Beaux-Arts. Deux années de travaux et d’aménagements permettent d’ouvrir les premières salles au public à la fin du mois de mai 1989. En 2012, l’ensemble du complexe architectural est classé monument d’art et d’architecture de la ville, consacrant son statut de patrimoine majeur de Ho Chi Minh-Ville.

Depuis son ouverture, le musée n’a cessé d’enrichir ses collections, passant de quelques milliers d’œuvres initiales à plus de 22 000 pièces recensées aujourd’hui. Cette croissance tient à des dons d’artistes, d’héritiers et de collectionneurs privés, mais aussi à des acquisitions régulières auprès du marché de l’art vietnamien et international. Le musée remplit ainsi une double mission : conserver le patrimoine artistique national et le rendre accessible au plus grand nombre, qu’il s’agisse de résidents de la ville ou de touristes de passage.
L’architecture : quand la France rencontre l’Orient
Le bâtiment principal du Musée des Beaux-Arts est une réussite architecturale rare, qui frappe d’emblée par la sophistication de ses détails et la cohérence de son style hybride. Conçu à la charnière des années 1920 et 1930, le complexe reflète les goûts de son commanditaire : une esthétique Art déco héritée de la France coloniale, enrichie d’ornements et de codes décoratifs typiquement chinois, le tout intégré dans le climat tropical de Cochinchine.
La façade et l’enveloppe extérieure
La première impression que laisse le musée est celle de ses murs jaune ocre, couleur caractéristique de l’architecture coloniale française en Indochine, coiffés de toits de tuiles am duong rouges aux bords ornés de céramiques émaillées vert jade. Cette combinaison de couleurs chaudes, typique du style sino-vietnamien, tranche avec la sobriété habituelle des bâtiments coloniaux français et confère à l’ensemble une personnalité visuelle immédiatement reconnaissable.

La façade coloniale du Musée des Beaux-Arts
Les fenêtres à vitraux sont l’un des éléments les plus remarquables de la façade. Fabriquées selon des techniques d’art nouveau européen, elles filtrent la lumière en projections colorées dans les couloirs et les galeries, créant une atmosphère unique qui évolue au fil des heures de la journée. Le matin, lorsque le soleil frappe de biais les panneaux de verre, les corridors du premier étage se parent de reflets bleus, rouges et dorés qui font de chaque déambulation une expérience visuelle à part entière.
L’intérieur : marbres, mosaïques et premier ascenseur de Saïgon
En franchissant le portail d’entrée, le visiteur pénètre dans un vestibule à haut plafond soutenu par de grandes colonnes, dont la porte principale en arc brisé est ornée de motifs floraux et de bas-reliefs aux initiales H.B.H. Le sol est recouvert de carreaux de ciment colorés (gach bong), ces carreaux à motifs géométriques caractéristiques des maisons bourgeoises indochinoises du début du XXe siècle, fabriqués à la main selon une technique artisanale importée de France. Le grand escalier en marbre, à doubles volées incurvées, monte vers les étages dans un dégradé de blanc et de gris, ponctué de rambardes en fer forgé aux arabesques délicates.
💡 Le saviez-vous ? Le Musée des Beaux-Arts abrite ce qui est considéré comme le premier ascenseur de Saïgon. Sa cabine, entièrement réalisée en bois sculpté et décorée à la manière d’un palanquin chinois traditionnel, est toujours visible aujourd’hui. Bien qu’elle ne soit plus en fonctionnement, cette pièce unique témoigne du soin apporté par Hua Bon Hoa à l’équipement de sa résidence et de son désir de marier modernité technique et esthétique orientale.

L’escalier en colimaçon du Musée des Beaux-Arts, surmonté d’un magnifique vitrail Art nouveau
Le complexe se développe sur trois niveaux et comprend également un escalier en colimaçon secondaire qui relie les étages de manière plus discrète. L’ensemble des volumes intérieurs est pensé pour accueillir de grandes toiles et sculptures tout en préservant une circulation fluide pour les visiteurs. Les hauts plafonds, les larges coursives et les ouvertures vers les cours intérieures garantissent une ventilation naturelle efficace, précieuse dans le climat chaud et humide de la métropole.
Les collections permanentes : cinq siècles d’art vietnamien
Bâtiment 1 : les beaux-arts modernes et contemporains

Le bâtiment principal, le plus grand des trois, conserve les collections permanentes de beaux-arts modernes. Avec plus de 21 000 œuvres répertoriées, il couvre une période allant de la fin du XIXe siècle à nos jours, articulée autour de deux grandes sections : les arts plastiques modernes et l’art contemporain de la région de Ho Chi Minh-Ville et du Nam Bo.

Une salle du bâtiment 1, mêlant peintures vietnamiennes et sculptures contemporaines sur le sol en gach bong d’époque
La collection la plus précieuse est sans doute celle des œuvres issues de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine (Truong Cao dang My thuat Dong Duong), fondée à Hanoi en 1925 par Victor Tardieu. Cette institution avait pour ambition de former une génération d’artistes vietnamiens en combinant techniques occidentales et sensibilité asiatique. Le résultat fut une esthétique hybride d’une grande originalité, visible dans les grandes peintures sur soie, les laques décoratives et les aquarelles qui ornent les galeries du premier étage. On y retrouve les signatures des maîtres de cette période fondatrice : Nguyen Gia Tri, considéré comme le père de la laque vietnamienne moderne ; Diep Minh Chau, dont les portraits à l’encre noire atteignent une expressivité saisissante ; Nguyen Sang, peintre de la résistance dont les compositions en aplats colorés évoquent à la fois Matisse et les fresques traditionnelles des temples vietnamiens.
À côté de ces œuvres de l’École de l’Indochine, le musée conserve également les travaux de l’École de Gia Dinh, mouvement artistique ancré dans la réalité sociale et culturelle du Sud-Vietnam, ainsi qu’une remarquable collection de ky hoa khang chien, ces croquis de guerre réalisés par des artistes-soldats pendant les conflits du XXe siècle. Ces dessins au crayon, réalisés sur le vif dans les rizières, les tunnels ou les cantonnements militaires, constituent un témoignage historique unique, aussi précieux sur le plan documentaire que sur le plan artistique. On y reconnaît la patte de Quach Phong, de Dinh Ru et de Kim Bach, dont les œuvres allient urgence du trait et sensibilité poétique.
Bâtiment 2 : les expositions temporaires
Le deuxième bâtiment est entièrement dédié aux expositions temporaires et thématiques. Il s’agit d’un espace très actif : le musée y organise en moyenne entre 10 et 25 événements par an, ce qui en fait l’une des galeries les plus dynamiques de Ho Chi Minh-Ville. Les expositions alternent entre créations d’artistes vietnamiens contemporains et présentations internationales mettant en valeur les productions artistiques des pays membres de l’ASEAN.

Le programme international est particulièrement riche : des artistes russes, américains, chinois, italiens, japonais, canadiens, thaïlandais, coréens, singapouriens et indonésiens y ont exposé leurs travaux ces dernières années. Ces échanges font du bâtiment 2 une fenêtre sur la création mondiale, permettant au public de Ho Chi Minh-Ville de découvrir des esthétiques très variées sans quitter le District 1. Pour les voyageurs qui visitent le musée, il est conseillé de vérifier le programme en cours sur le site officiel ou auprès de l’office de tourisme, afin de ne pas manquer une exposition qui pourrait enrichir leur séjour.
Bâtiment 3 : les arts anciens et quasi-contemporains

C’est peut-être le bâtiment 3 qui réserve les plus belles surprises aux visiteurs non initiés. Plus petit et plus intime que les deux autres, il abrite une collection d’arts anciens et quasi-contemporains d’une grande diversité de matériaux et de techniques : céramique, bronze, pierre et bois s’y côtoient dans des salles aux vitrines soignées, éclairées de manière à révéler la texture et le travail des pièces exposées.
La section céramique est l’une des plus complètes du Sud-Vietnam. Elle rassemble des pièces issues des grandes traditions régionales : la céramique de Lai Thieu, avec ses formes rondes et ses glaçures bleues et blanches caractéristiques ; la céramique de Bien Hoa, réputée pour ses terres cuites gravées et ses émaux verts ; la céramique de Sai Gon, aux décors floraux finement peints ; et les pièces anciennes remontées du lit du fleuve Dong Nai, témoins d’échanges commerciaux qui remontent au XVIIe siècle.

Collection de sculptures Cham Pa du bâtiment 3, présentées dans des vitrines éclairées avec soin
La section sculpture en pierre est dominée par des pièces des civilisations Cham Pa et Oc Eo. La civilisation Cham Pa, qui régna sur le centre et le sud du Vietnam du IIe au XVe siècle, a produit une sculpture religieuse d’une grande puissance formelle, fortement influencée par l’hindouisme et le bouddhisme indiens. Les têtes de divinités, les lingas, les reliefs architecturaux et les statues de danseuses Apsara exposés au musée comptent parmi les plus beaux témoignages de cet art en dehors du Musée de la Sculpture Cham de Da Nang. Quant aux pièces Oc Eo, elles évoquent le royaume de Founan, qui florissait dans le delta du Mékong aux premiers siècles de l’ère commune et entretenait des échanges commerciaux étroits avec l’Inde, la Perse et Rome.

Enfin, la section art du bois présente une variété de pièces allant des objets rituels et religieux (autels, statuettes de pagode, panneaux calligraphiés) aux mobiliers de prestige (coffres laqués incrustés de nacre, paravents sculptés, tables d’offrandes), témoignant de la sophistication des arts domestiques et cultuels dans le Vietnam prémoderne. Les objets en bronze, cloches, brûle-encens et statuettes de Bouddha, complètent cet ensemble en rappelant que le Vietnam méridional fut, pendant des siècles, un carrefour entre les influences artistiques bouddhistes, taoïstes et animistes.
Comment se rendre au Musée des Beaux-Arts
Le musée est idéalement situé au cœur du District 1, à quelques minutes à pied des principaux points d’intérêt du centre-ville. Voici les options pour s’y rendre.
À pied depuis le marché Ben Thanh : le trajet ne prend que 5 minutes environ. Depuis l’entrée principale du marché, prendre la rue Phan Boi Chau vers l’ouest, puis tourner à gauche sur Pho Duc Chinh. Le musée se trouve au numéro 97A.

La ligne du bus 102 passe à proximité directe du musée des Beaux-Arts
En bus : plusieurs lignes desservent la zone. Les lignes 102, 34, 39, 38 et D4 passent à proximité directe du musée. Le réseau de bus de Ho Chi Minh-Ville est économique (de 5 000 à 7 000 VND par trajet) et les arrêts sont bien indiqués dans Google Maps.
En taxi ou application de transport : Grab, Be et Xanh SM sont les trois applications de VTC les plus fiables à Ho Chi Minh-Ville. Entrez simplement l’adresse « 97A Pho Duc Chinh, Quan 1 » comme destination. Le trajet depuis le secteur de Ben Thanh ou de la cathédrale Notre-Dame revient généralement entre 20 000 et 35 000 VND.
Avec la ligne de métro 1 : la station Ben Thanh, terminus de la ligne 1 inaugurée en 2024, se trouve à environ 10 minutes à pied du musée. C’est l’option la plus rapide depuis les arrondissements de Binh Thanh ou de Thu Duc.
Que faire dans les environs du Musée des Beaux-Arts?
Le Musée des Beaux-Arts se trouve dans l’un des quartiers les plus denses en monuments coloniaux de Ho Chi Minh-Ville. Une demi-journée suffit pour enchaîner plusieurs visites à pied.
À 5 minutes à pied vers l’est, le marché Ben Thanh est l’une des icônes de Ho Chi Minh-Ville. Fondé sous la forme actuelle en 1914, il réunit sous ses halles métalliques des étals de fruits tropicaux, d’artisanat local, de vêtements et de street food. La nuit, le marché nocturne qui l’entoure est idéal pour dîner en terrasse et goûter à la cuisine du Sud-Vietnam.

L’Opéra de Saïgon – L’un des bâtiments coloniaux les plus photographiés du Vietnam
À 10 minutes à pied vers le nord-est, l’Opéra de Saïgon domine la place Lam Son de sa façade sculptée en style Gothique Flamboyant. Construit entre 1898 et 1900 par des architectes français, il propose chaque semaine des spectacles de cirque contemporain, de ballet et d’opéra qui valent largement le détour pour les voyageurs séjournant en soirée dans le quartier.
Dans le même périmètre de 10 à 15 minutes à pied, la cathédrale Notre-Dame de Saïgon, la Poste centrale de Ho Chi Minh-Ville et le Palais de la Réunification complètent un circuit colonial remarquable, qui permet de traverser plus d’un siècle d’histoire vietnamienne en quelques heures de marche dans le District 1.
Questions fréquentes sur le Musée des Beaux-Arts
Le musée est-il ouvert tous les jours, y compris le lundi ?
Oui, 7 jours sur 7, de 8h00 à 17h00, lundi inclus. Contrairement à beaucoup de musées en Europe, il ne ferme jamais en semaine.
La visite est-elle adaptée aux enfants ?
Oui. Les moins de 6 ans entrent gratuitement. Le bâtiment 3 (céramiques colorées, sculptures Cham Pa) retient bien l’attention des jeunes visiteurs. Comptez 45 à 60 minutes pour une visite familiale agréable.
Peut-on acheter des souvenirs ou des reproductions d’œuvres sur place ?
Une petite boutique à l’entrée propose affiches, cartes postales et ouvrages sur l’art vietnamien. Pour des pièces de meilleure qualité, les galeries de la rue Le Thanh Ton, à deux pas, sont une meilleure option.
Quel est le meilleur horaire pour visiter sans foule ?
8h00 – 10h00, dès l’ouverture. La lumière à travers les vitraux est superbe à cette heure, et les groupes n’arrivent qu’à partir de 9h30.
Español
Italiano
Português
Deutsch