Top 20 des meilleurs Banh mi du Vietnam

Vingt-cinq mille dôngs – soit à peine un euro. C’est ce que coûte, au bord d’une rue de Hội An, l’un des bánh mì du Vietnam que TasteAtlas a sacré meilleur sandwich du monde. Le bánh mì vietnamien n’a pas attendu les réseaux sociaux pour conquérir les palais : cela fait des décennies qu’il nourrit des millions de Vietnamiens chaque matin, chaud et croustillant, sorti du four à la minute. Si vous passez au Vietnam sans en manger au moins trois sortes différentes, vous êtes passé à côté de quelque chose d’essentiel.

Origine du banh mi: L’enfant franco-vietnamien

L’histoire du banh mi commence avec une baguette et une colonisation. À partir des années 1860, la présence française en Indochine introduit le pain de blé dans un pays dont l’alimentation tourne entièrement autour du riz. Les premières boulangeries françaises ouvrent à Saïgon et Hanoï pour approvisionner les colons. Les Vietnamiens, eux, regardent. Et ils apprennent.

L’adaptation est rapide, et elle est brillante. Faute d’importations régulières de farine de blé, les boulangers locaux mélangent farine de blé et farine de riz. Le résultat : une baguette plus légère, à la croûte plus fine, à la mie aérée — techniquement différente de la baguette parisienne, mais à bien des égards plus agréable à manger sous un soleil de 35 °C.

La vraie naissance du bánh mì tel qu’on le connaît aujourd’hui date des années 1950 à Saïgon. Des vendeurs de rue commencent à garnir ces petites baguettes d’ingrédients résolument vietnamiens : pâté de foie maison, chả lụa (saucisson de porc à la vapeur), légumes marinés, herbes fraîches, mayonnaise et piment. En une génération, le sandwich passe du statut d’aliment colonial à celui d’icône nationale. Ce n’est plus une baguette avec des garnitures vietnamiennes : c’est un banh mi. 

Les récompenses internationales du bánh mì

Le Banh mi a toujours nourri le Vietnam. Mais depuis une quinzaine d’années, il nourrit aussi la réputation gastronomique du pays à l’international et les récompenses s’accumulent.

2011 : intégré à l’Oxford English Dictionary

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En mars 2011, le mot bánh mì est officiellement intégré à l’Oxford English Dictionary. Une reconnaissance symbolique rare pour un plat de rue : moins d’une poignée de sandwichs dans l’histoire peuvent se vanter d’avoir leur entrée dans le dictionnaire de référence de la langue anglaise.

CNN : parmi les 25 meilleurs sandwichs du monde

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CNN Travel a intégré le bánh mì à son classement des 25 meilleurs sandwichs du monde, le plaçant aux côtés du Reuben américain, du croque-monsieur et du döner kebab. Ce qui frappe dans cet article, c’est la description que les journalistes en font : «une symphonie de textures et de saveurs que peu de sandwichs au monde peuvent rivaliser». Pour les Vietnamiens, c’est simplement leur casse-croûte du matin.

TasteAtlas 2024 : numéro 1 mondial des sandwichs

Banh mi

TasteAtlas 2024 : le banh mi Vietnam en tête du classement

La consécration la plus retentissante arrive en 2024. La plateforme gastronomique TasteAtlas, qui agrège des milliers d’avis de voyageurs et de critiques culinaires du monde entier, place le bánh mì en tête de son classement des 100 meilleurs sandwichs du monde, avec une note de 4,6 sur 5. Une constance remarquable qui en dit long sur la qualité de ce sandwich pourtant vendu au bord d’un trottoir.

Anthony Bourdain et Banh mi Phuong : le moment qui a tout changé

Banh mi Phuong

Avant TasteAtlas et avant les algorithmes, il y a eu Anthony Bourdain. Le chef et journaliste américain, connu pour son flair infaillible dans les cuisines de rue, a consacré un épisode entier de son émission Parts Unknown (CNN) au bánh mì de Bánh Mì Phượng à Hội An qu’il a décrit comme «une explosion de saveurs absolument parfaite». Depuis cet épisode, l’échoppe de Mme Phượng ne désemplit plus. Sur TasteAtlas, elle figure parmi les meilleures adresses bánh mì du monde. Ce qui n’a pas changé : le prix, toujours sous les 35 000 dôngs.

Le Festival du Banh mi : 100 000 visiteurs à Hội An

Depuis quelques années, le Vietnam célèbre officiellement son sandwich national avec un Festival du banh mi organisé à Hội An. L’édition 2024 a réuni plus de 100 000 participants venus de tout le pays et de l’étranger, avec des dizaines de variétés régionales, des démonstrations de boulangers artisans et des concours de garnitures. Un événement qui illustre à quel point ce sandwich du quotidien est devenu un vrai symbole d’identité nationale.

Les 20 meilleures variétés de Banh mi à goûter au Vietnam

Parler du bánh mì comme d’un seul et même sandwich serait une erreur de voyageur pressé. Au Vietnam, c’est une constellation de recettes – du Nord au Sud, de la friture au bouillon, du minimaliste au généreux — dont chaque version raconte une région, une tradition, une génération. Voici les vingt variétés incontournables, classées par popularité auprès des voyageurs étrangers.

1. Banh mi Saïgon – L’originel, le classique absolu

Banh mi Huynh Hoa

Banh mi Huynh Hoa, une référence culinaire à Saïgon grâce à sa garniture généreuse et ses saveurs authentiques

C’est à Saïgon, dans les années 1950, que le bánh mì tel qu’on le connaît aujourd’hui a pris sa forme définitive. Une baguette dorée et croustillante, garnie de charcuteries vietnamiennes artisanales – cha lua (saucisson de porc à la vapeur), jambon maison, pâté de foie – relevée de légumes marinés aigres-doux (carottes et daïkon râpés), de concombre frais, de coriandre et d’un filet de sauce pimentée. Chaque bouchée coche simultanément le croustillant, le fondant, le frais, l’acide et le piquant. C’est la base. C’est la référence. Et c’est souvent avec lui qu’on évalue la qualité d’une échoppe.

📍Adresses recommandées:

  • Banh mi Huynh Hoa – 26 Le Thi Rieng, District 1, HCMV
  • Banh mi 37 Nguyen Trai, District 1, HCMV

2. Banh mi Hoi An – L’ambassadeur mondial

Banh mi Phuong - Le sandwich qui a mis Hoi An sur la carte culinaire mondiale. Classé parmi les meilleurs street foods au monde

Banh mi Phuong – Le sandwich qui a mis Hoi An sur la carte culinaire mondiale. Classé parmi les meilleurs street foods au monde

La baguette y est plus courte, plus souple, plus aérée qu’ailleurs dans le pays — presque une catégorie à part entière. Les garnitures, généreuses et minutieusement élaborées, varient selon chaque échoppe : porc rôti, chả lụa, pâté de foie, herbes fraîches, et surtout une sauce maison à base de tamarin ou de nước mắm aigre-doux qui fait toute la différence. C’est précisément ce bánh mì qu’Anthony Bourdain a filmé dans Parts Unknown, que TasteAtlas couronne chaque année, et que des voyageurs du monde entier font parfois l’essentiel de leur voyage pour goûter.

📍Adresses recommandées:

  • Banh mi Phuong – 2B Phan Châu Trinh, Hoi An
  • Madam Khánh – The Bánh Mì Queen – 115 Trần Cao Vân, Hoi An

3. Banh mi au pâté et à l’œuf

Banh mi oeuf pâté

Six heures du matin, rue quelconque de Hanoï ou de Saïgon : des dizaines de personnes tiennent ce bánh mì à deux mains depuis leur scooter arrêté en double file. Pâté de foie généreux, œuf au plat ou omelette roulée, poivre concassé, un filet de sauce soja. C’est le petit-déjeuner de millions de Vietnamiens depuis des générations. Rassasiant, rapide, moins de 20 000 dôngs. Il n’existe sans doute pas de façon plus authentique de commencer une journée au Vietnam.

4. Banh mi thit nuong (au porc grillé)

Il suffit d’une odeur pour vous arrêter net dans la rue : celle des lamelles de porc marinées à la citronnelle et au cinq-épices, grillées sur charbon vif jusqu’à légère caramélisation. Le bánh mì thịt nướng se décline aussi au bœuf (thịt bò nướng) ou au poulet (gà nướng), mais c’est la version porcine qui reste la plus emblématique. À Đà Nẵng et à Hội An, les marinades atteignent une complexité aromatique qui distingue ces bánh mì de tous les autres dans le pays.

>> Ces saveurs de rue font partie intégrante de notre circuit gastronomique : Saveurs et couleurs du Vietnam – 9 jours

5. Banh mi heo quay (au porc rôti croustillant)

Banh mi heo quay

Le bánh mì heo quay, célèbre pour son porc rôti croustillant et savoureux

Le banh mi heo quay se retrouve dans tout le Vietnam, mais chaque région s’en approprie la recette avec ses propres herbes et marinades. L’enjeu est simple et exigeant à la fois : la peau de cochon rôti doit être d’un doré profond, craquante sous la dent au premier coup, tandis que la chair reste moelleuse et gorgée des arômes de la marinade. Servi avec légumes marinés et herbes fraîches, c’est l’un des bánh mì les plus généreux — celui que l’on commande quand on cherche une certaine opulence dans chaque bouchée.

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6. Banh mi chao (servi à la poêle)

Banh mi chao

Une version gourmande du bánh mì servie dans une poêle chaude

À Hanoï, le bánh mì prend parfois une forme radicalement différente. Le banh mi chảo arrive dans une petite poêle en fonte fumante, garnie d’œufs au plat, de pâté, de saucisses, de tomates et d’une sauce épaisse et parfumée. Le pain, non garni, est posé à côté pour qu’on le déchire et le trempe librement. On mange lentement, confortablement attablé, à l’exact opposé des versions à emporter. Un rituel que nos équipes ne manquent jamais lors de leurs séjours dans la capitale.

📍Adresses recommandées:

  • Banh mi chao Ly Quoc Su, rue Ly Quoc Su, Hanoï (ouvert dès 6 h).
  • Banh mi 25: 25 Hàng Cá, Hanoï (la référence de la capitale).

7. Banh mi cha lua muoi tieu (au jambon vietnamien et sel au poivre)

Banh mi cha lua muoi tieu

Banh mi cha lua muoi tieu

Dans sa version la plus pure, ce bánh mì ne contient qu’une chose : des tranches épaisses de chả lụa, le saucisson de porc à la vapeur enroulé dans une feuille de bananier, saupoudré de muối tiêu – sel et poivre noir fraîchement concassé. Rien d’autre, ou presque. C’est l’anti-thèse du bánh mì surchargé : une leçon de minimalisme qui révèle toute la qualité d’un bon chả lụa artisanal. Très populaire dans le Sud, là où les artisans charcutiers se transmettent leurs recettes depuis des générations.

8. Banh mi xiu mai (aux boulettes de porc)

Banh mi xiu mai

Des boulettes de porc savoureuses servies avec du pain croustillant

Peu connu des voyageurs, profondément ancré dans la culture de Hô Chi Minh-Ville : le banh mi xiu mai remplace toutes les garnitures froides par des boulettes de porc mijotées dans une sauce tomate légèrement épicée, servies chaudes et nappées généreusement sur la baguette. Le sandwich arrive fondant, chaud, presque à mi-chemin entre le sandwich et l’écuelle. On le mange assis sur un tabouret de plastique, sur le trottoir, avec l’agitation matinale de Saïgon qui tourbillonne autour de soi.

9. Banh mi ga xe (au poulet effiloché)

Banh mi ga xe

Le mélange parfait entre poulet effiloché, herbes fraîches et légumes marinés

Pour ceux qui cherchent quelque chose de plus subtil que les versions charcutières, le bánh mì gà xé est une révélation. Le poulet cuit à la vapeur et effiloché à la main, assaisonné de jus de citron vert, de menthe fraîche et parfois d’un soupçon de gingembre, apporte une fraîcheur que peu d’autres garnitures atteignent. Très répandu dans le Centre et le Sud, il se mange souvent accompagné d’un bol de bouillon léger servi à côté – une combinaison à la fois nourrissante et délicate.

10. Banh mi ep (pressé-grillé de Huế)

Banh mi hue

Le banh mi ep de Hué, célèbre pour sa baguette pressée et croustillante

À Huế, ville impériale et berceau d’une gastronomie comptant parmi les plus raffinées du Vietnam, le bánh mì se distingue par sa technique: la baguette est pressée et grillée sur plancha chaude jusqu’à ce que ses deux faces soient uniformément dorées et craquantes. Les garnitures restent classiques – chả lụa, jambon, chà bông (viande effilochée séchée), légumes marinés mais la texture finale du pain, ferme et légèrement craquante à la fois, lui confère une personnalité bien distincte du reste du pays.

11. Banh mi cha ca (aux galettes de poisson)

Banh mi cha ca

Incontournable dans les provinces littorales du Centre-Vietnam, le bánh mì chả cá est garni de galettes de poisson artisanales — disponibles en version vapeur (légère et délicate) ou frites (croustillantes à l’extérieur, moelleuses au cœur). L’accompagnement classique : légumes marinés, rau răm (herbe à bec de canard au parfum poivré) et une touche de sauce pimentée. Ce Banh mi révèle l’identité d’un pays qui cuisine la mer depuis des siècles.

12. Banh mi bot loc (aux raviolis de tapioca)

Une combinaison que peu de voyageurs imaginent avant de la goûter : à l’intérieur de la baguette croustillante, les bột lọc – ces petites ravioles translucides de farine de tapioca, farcies de crevettes et de porc, cuites à la vapeur dans une feuille de bananier — apportent une texture moelleuse et légèrement élastique qui contraste avec le craquant du pain. Spécialité des marchés de rue de Huế, ce bánh mì incarne à lui seul le génie culinaire de la ville impériale : prendre deux traditions et les fusionner en quelque chose d’entièrement nouveau.

13. Banh mi hen (aux petites palourdes)

Banh mi hen

Le bánh mì hến, une spécialité originale aux petites palourdes

Autre spécialité de Huế et de ses environs, le bánh mì hến garnit la baguette de hến – de minuscules palourdes de rivière sautées à la citronnelle, au piment et au sésame, puis relevées d’une touche de sauce de poisson caramélisée. Ces petits mollusques, intenses en goût malgré leur taille, apportent une saveur marine et légèrement iodée qui tranche radicalement avec les garnitures de charcuteries. Une découverte réservée aux voyageurs qui s’aventurent dans les marchés locaux de la vieille ville.

14. Banh mi sot vang (au bœuf mijoté au vin)

Banh mi sot vang

Le banh mi sot vang, un savoureux mélange entre cuisine vietnamienne et influence française

Peu de voyageurs connaissent cette variété, qui mérite pourtant bien plus d’attention. Spécialité des vieux quartiers de Hanoï, le bánh mì sốt vang met en scène du bœuf braisé au vin rouge, avec carottes, oignons et épices, mijoté à feu très doux jusqu’à fondre, puis servi chaud sur le pain ou à côté dans un bol. L’empreinte française est évidente – c’est presque un bœuf bourguignon vietnamisé, mais le parfum du cinq-épices infusé dans la sauce lui donne une identité qui appartient entièrement à la capitale.

15. Banh mi bi (au porc effiloché)

banh mi bi

Une spécialité vietnamienne mêlant porc effiloché, herbes fraîches et légumes marinés

L’une des garnitures les plus anciennes et les moins exportées du Vietnam. Le désigne de la couenne de porc finement émincée, mélangée à de la viande séchée et assaisonnée de farine de riz torréfiée, ce qui lui confère une texture sèche et légèrement craquante presque un condiment autant qu’une garniture. Très populaire dans les provinces du Sud, il se déguste avec pâté de foie et légumes marinés généreusement dosés pour équilibrer la richesse de la couenne.

16. Banh mi pha lau (aux abats mijotés)

Banh mi pha lau

Des abats de porc longuement mijotés dans une sauce riche et parfumée

Il demande une certaine audace culinaire et ceux qui se lancent ne le regrettent jamais. Spécialité de Hô Chi Minh-Ville, le banh mi pha lau est garni d’abats de porc – tripes, panse, oreilles – longuement mijotés dans un bouillon parfumé aux cinq-épices, à la noix de coco et au tamarin, jusqu’à devenir tendres et aromatiquement complexes. C’est une garniture que les connaisseurs commandent sans hésiter, et que les voyageurs les plus curieux recherchent spécifiquement lors de leur passage dans la ville.

17. Banh mi nuong muoi ot (grillé au sel pimenté)

Banh mi muoi ot

Le bánh mì nướng muối ớt, célèbre pour ses saveurs épicées et croustillantes

Né dans les communautés Khmers d’An Giang avant de conquérir tout le pays, ce bánh mì se consomme différemment des autres : sans garniture intérieure. La baguette est aplatie, généreusement badigeonnée de sa tế (pâte de piment épicée) et grillée sur braise jusqu’à être uniformément dorée et craquante. On peut la garnir en surface de xúc xích (saucisse), d’œuf ou de chà bông selon les envies. Vendu depuis des chariots devant les lycées et les universités, c’est le casse-croûte de l’après-midi — épicé, addictif, impossible de s’arrêter au premier.

18. Banh mi que Hai Phong

Banh mi que

De petites baguettes grillées garnies de pâté épicé

À Hải Phòng, troisième ville du Vietnam, le bánh mì adopte une forme radicalement dépouillée. La bánh mì que est une baguette très fine et extra-croustillante, garnie uniquement de pâté de foie artisanal — rien d’autre. Pas de légumes, pas d’herbes, pas de sauce. Cette version presque provocatrice dans sa simplicité révèle la qualité du pain et du pâté avec une franchise qu’on n’apprécie vraiment qu’après en avoir mangé vingt bánh mì bien garnis.

19. Banh mi chay (version végétarien)

Banh mi chay

Banh mi chay

Les 1er et 15 du mois lunaire, des milliers de Vietnamiens bouddhistes observent un jeûne végétarien et le bánh mì s’y adapte avec élégance. Le bánh mì chay propose des garnitures de tofu sauté, de champignons parfumés et de légumes de saison, parfois accompagnées d’un faux-pâté à base de soja. À Hội An et à Huế, les villes les plus bouddhistes du pays, ces jours-là les échoppes à bánh mì chay affichent des queues qui débordent sur le trottoir.

20. Banh mi kem (à la glace)

Banh mi kem

Le bánh mì kem, une étonnante combinaison de baguette et de glace

Une curiosité qui mérite d’être tentée. La baguette est fendue, garnie d’une ou deux boules de glace crémeuse – souvent parfumée à la noix de coco, au pandan ou au durian – et parfois agrémentée d’un filet de lait concentré sucré. La chaleur du pain tout juste sorti du four contre le froid de la glace crée un contraste de températures et de textures auquel les Vietnamiens sont sensibles depuis l’enfance. Vendu depuis des chariots ambulants au son d’une petite clochette, c’est le Madeleine de Proust de toute une génération.

Conclusion

Le bánh mì fait partie de ces spécialités simples qui marquent vraiment un voyage au Vietnam. Derrière cette petite baguette croustillante se cache tout un monde de saveurs : pâté, porc rôti, poulet effiloché, boulettes, herbes fraîches, légumes marinés… Chaque région, chaque ville, parfois même chaque échoppe, a sa propre façon de le préparer.

Du bánh mì Saïgon au bánh mì Hội An, en passant par les versions plus originales comme le bánh mì hến, bánh mì phá lấu ou bánh mì kem, ce sandwich montre toute la créativité de la cuisine vietnamienne. Facile à trouver, rapide à déguster et toujours plein de caractère, le bánh mì reste l’une des meilleures portes d’entrée pour découvrir la street food du Vietnam.

Goûter au bánh mì, c’est finalement croquer dans un morceau du Vietnam.

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