Différences culturelles entre le Vietnam et la France
Résumé du contenu
Voyager au Vietnam, c’est découvrir de nouveaux paysages, mais aussi une autre manière de vivre au quotidien. Les salutations, les relations familiales, les repas ou encore la façon d’exprimer un désaccord peuvent parfois surprendre les voyageurs français. La France et le Vietnam partagent pourtant une histoire commune, dont les traces restent visibles dans l’architecture, la langue et la gastronomie. Comprendre les principales différences culturelles permet ainsi de mieux s’adapter, d’éviter les maladresses et de profiter pleinement des rencontres.
Fort de son expérience auprès des voyageurs francophones, Horizon Vietnam Travel vous propose quelques repères simples pour mieux comprendre la culture vietnamienne avant et pendant votre voyage.

Un repas de Têt réunissant plusieurs générations d’une même famille vietnamienne.
Salutations et règles de politesse
Au Vietnam
Au Vietnam, les salutations sont généralement assez discrètes. Un sourire, un léger signe de tête ou une poignée de main suffisent dans la plupart des situations. La bise reste peu courante, surtout lors d’une première rencontre.

Offrir le thé des deux mains est un geste traditionnel de respect envers les aînés.
L’âge joue également un rôle important dans la manière de s’adresser à quelqu’un. En vietnamien, on utilise souvent des termes comme anh, chi, em, co, chu ou bac, selon l’âge et la relation entre les personnes. Demander l’âge n’est donc pas toujours perçu comme indiscret : cela permet souvent de choisir la formule d’adresse appropriée. Lors d’une visite dans une famille, il est préférable de saluer d’abord les personnes les plus âgées, puis les autres membres du foyer. Dans certaines familles, les enfants croisent les bras devant la poitrine et baissent légèrement la tête pour saluer un aîné. Ce geste traduit le respect accordé à l’âge et à la hiérarchie familiale.
En France
En France, les salutations impliquent souvent davantage de contact physique. Selon la situation et le degré de proximité, on peut se serrer la main, se faire la bise ou s’embrasser entre proches.

La bise reste l’une des formes de salutation les plus courantes en France.
La poignée de main est surtout courante dans un cadre professionnel ou lors d’une première rencontre. La bise est davantage réservée aux amis, à la famille ou aux personnes qui se connaissent déjà, même si les habitudes varient selon les régions et les générations. La manière de s’adresser à quelqu’un repose principalement sur le choix entre « tu » et « vous ». Le vouvoiement est généralement utilisé avec une personne inconnue, plus âgée ou dans un contexte formel, tandis que le tutoiement marque une relation plus familière. Contrairement au Vietnam, l’ordre des salutations est souvent plus libre et dépend davantage de la proximité entre les personnes que de leur âge ou de leur position dans la famille.
Communication
Au Vietnam
Au Vietnam, la communication peut être plus indirecte qu’en France, notamment lorsqu’il s’agit d’exprimer un refus, une critique ou un désaccord. Afin de préserver l’harmonie et d’éviter de mettre l’interlocuteur dans une situation embarrassante, certaines personnes préfèrent employer des formulations nuancées, hésiter ou laisser une partie du message implicite.

Au Vietnam, les échanges professionnels privilégient souvent le consensus et l’harmonie du groupe.
Selon le contexte, un « oui » peut signifier un accord, mais aussi simplement indiquer que le message a été entendu ou compris. De même, un sourire peut exprimer la joie, mais parfois aussi la gêne, l’embarras ou l’incertitude. Il est donc utile de tenir compte du contexte, du ton de la voix, des silences et des réactions de l’interlocuteur. Ces tendances peuvent toutefois varier selon les personnes, les générations, les régions et les situations.
En France
En France, les interlocuteurs ont souvent tendance à exprimer plus ouvertement leur opinion, leur accord ou leur désaccord. La discussion et l’argumentation occupent une place importante, et contester une idée n’est pas nécessairement perçu comme une attaque personnelle.

En France, la communication est généralement plus directe et argumentée.
La communication française n’est toutefois pas toujours entièrement directe : l’ironie, les sous-entendus et les formulations diplomatiques sont également fréquents. Le sens d’un message dépend donc lui aussi du contexte et de la relation entre les interlocuteurs. Par comparaison avec le Vietnam, les refus et les désaccords peuvent être formulés de manière plus explicite en France, ce qui peut parfois sembler brusque à une personne habituée à une communication plus indirecte.
Famille, âge et hiérarchie sociale
Au Vietnam
Au Vietnam, la famille occupe une place centrale dans la vie quotidienne. Les liens entre les générations restent souvent étroits, et il n’est pas rare que plusieurs générations vivent sous le même toit ou à proximité.

Le respect des aînés occupe une place centrale dans la structure familiale vietnamienne.
Les personnes âgées sont généralement très respectées. Leur avis peut compter dans les décisions importantes, comme les études, le travail, le mariage ou le lieu de résidence. Même si les jeunes générations gagnent en autonomie, beaucoup de choix continuent d’être discutés en famille. L’âge influence aussi les relations sociales. Les aînés sont souvent servis en premier pendant les repas, consultés lors des réunions familiales et salués avant les plus jeunes. Cette hiérarchie ne repose pas uniquement sur l’autorité : elle s’accompagne aussi d’un devoir de soutien et d’attention envers les parents et les grands-parents.
En France
En France, la famille reste importante, mais l’autonomie individuelle est généralement davantage valorisée. Les jeunes quittent souvent le foyer familial pour poursuivre leurs études, travailler ou vivre de manière indépendante, même si l’âge du départ varie selon les situations.

En France, les liens familiaux restent forts mais la hiérarchie entre générations est moins marquée.
Les relations entre les générations sont aussi moins hiérarchisées qu’au Vietnam. Les parents et les grands-parents sont respectés, mais leur avis n’est pas toujours déterminant dans les choix personnels des adultes. Les décisions concernant les études, le travail, le couple ou le lieu de résidence sont le plus souvent prises individuellement. Elles peuvent être discutées en famille, mais chacun conserve généralement une plus grande liberté de choix.
Art de la table
Au Vietnam
Au Vietnam, les repas sont souvent partagés. Plusieurs plats sont placés au centre de la table, et chacun se sert peu à peu dans son propre bol. Le riz accompagne généralement le repas, avec des légumes, de la viande, du poisson ou une soupe.

Au Vietnam, les plats sont posés au centre de la table et partagés par toute la famille.
Les baguettes occupent une place importante dans les usages à table. Il faut éviter de les planter verticalement dans un bol de riz, de pointer quelqu’un avec ou de fouiller longtemps dans un plat commun. Lorsqu’un ustensile de service est disponible, il est préférable de l’utiliser. Il est également courant qu’un hôte dépose directement un morceau de nourriture dans le bol de son invité. Ce geste exprime l’attention et l’hospitalité. Dans de nombreux repas familiaux, les personnes âgées sont servies avant les plus jeunes.
En France
En France, chaque convive dispose généralement de sa propre assiette, même lorsque certains plats sont partagés. Le repas peut suivre plusieurs étapes, comme l’entrée, le plat principal, le fromage et le dessert.

En France, chaque convive dispose généralement de sa propre assiette et de ses couverts.
Les couverts les plus utilisés sont la fourchette, le couteau et la cuillère. Il est habituel d’attendre que tout le monde soit servi avant de commencer et de dire « bon appétit ». Les règles de table accordent aussi de l’importance à la discrétion : on évite de parler la bouche pleine, de faire trop de bruit en mangeant ou de poser les coudes sur la table pendant le repas.
Fêtes traditionnelles
Au Vietnam
Au Vietnam, de nombreuses fêtes suivent le calendrier lunaire et sont étroitement liées à la famille, au culte des ancêtres et aux traditions spirituelles. Pour découvrir les spécialités culinaires de cette période, notre article sur les plats incontournables du Têt au Vietnam détaille les traditions gourmandes de cette fête.

La préparation des banh chung en famille est un rituel incontournable avant le Têt.
La plus importante est le Tet Nguyen Dan, le Nouvel An lunaire. À cette occasion, les familles se réunissent, nettoient et décorent la maison, préparent des plats traditionnels et rendent hommage aux ancêtres.

Les enveloppes rouges de lì xì sont offertes aux enfants et aux aînés pour leur souhaiter bonne fortune.
Les enfants reçoivent souvent des enveloppes rouges contenant de l’argent porte-bonheur. D’autres célébrations occupent également une place importante, comme le Tet Trung Thu, ou fête de la Mi-Automne, connue pour ses lanternes et ses gâteaux de lune, ainsi que les anniversaires de décès, appelés gio, célébrés en famille autour d’offrandes et d’un repas.
En France
En France, les principales fêtes suivent le calendrier grégorien. Certaines sont liées à la tradition chrétienne, tandis que d’autres commémorent des événements historiques ou républicains.

Noël reste la fête familiale la plus célébrée en France, autour d’un grand repas.
Noël et le Nouvel An sont généralement célébrés en famille ou entre amis, autour d’un repas festif et d’un échange de cadeaux. Pâques, la Toussaint et d’autres fêtes religieuses restent également présentes, même si leur dimension est souvent devenue plus familiale ou culturelle. La France célèbre aussi plusieurs fêtes nationales, comme le 14 Juillet, ainsi que des journées de commémoration telles que le 8 Mai et le 11 Novembre. Contrairement au Vietnam, les rites liés aux ancêtres occupent généralement une place moins visible dans la vie quotidienne.
Vie quotidienne et comportements dans les lieux publics
Au Vietnam
Au Vietnam, les rues, les marchés et les transports sont souvent très animés. Le bruit fait partie du quotidien : les klaxons servent surtout à signaler sa présence, tandis que les vendeurs, les scooters et les activités installées sur les trottoirs créent une ambiance vivante, parfois déroutante pour un voyageur français.

La rue occupe une place centrale dans la vie quotidienne vietnamienne, entre commerce et circulation.
L’espace personnel peut aussi être perçu différemment. Dans les marchés, les gares ou les transports en commun, les distances entre les personnes sont parfois plus réduites qu’en France. Les files d’attente existent, mais elles peuvent être moins strictement organisées dans certains lieux très fréquentés. La circulation demande également un temps d’adaptation. Pour traverser une rue, il est conseillé d’avancer lentement et régulièrement, sans mouvement brusque, tout en restant attentif aux véhicules. Enfin, les démonstrations d’affection restent généralement plus discrètes qu’en France, surtout devant les personnes âgées ou dans les lieux religieux. Dans les grandes villes, les habitudes évoluent toutefois rapidement chez les jeunes générations.
En France
En France, les lieux publics sont généralement plus réglementés. Les files d’attente sont davantage respectées, notamment dans les transports, les commerces et les administrations, tandis que l’espace personnel occupe une place plus importante dans les interactions quotidiennes.

En France, l’espace public est davantage réglementé, entre pistes cyclables et zones piétonnes.
La circulation suit des règles plus strictes et les piétons traversent habituellement aux passages prévus, en tenant compte des feux de signalisation. Le klaxon est surtout utilisé pour avertir d’un danger ou manifester son mécontentement, et non pour signaler simplement sa présence. Dans les quartiers résidentiels et les transports en commun, le calme est souvent apprécié. Une conversation trop bruyante ou l’utilisation du téléphone à volume élevé peuvent être mal perçues. Les gestes d’affection en public, comme se tenir la main, s’enlacer ou s’embrasser, sont généralement mieux acceptés qu’au Vietnam. Les comportements varient toutefois selon le lieu, la génération et le contexte.
Conseils pour éviter le choc culturel au Vietnam
Lors d’un voyage au Vietnam, la découverte d’une culture différente demande souvent un petit temps d’adaptation. Certaines habitudes peuvent surprendre au début, mais elles deviennent rapidement plus faciles à comprendre lorsque l’on prend le temps d’observer la vie locale avec patience et curiosité. Voici quelques conseils simples pour mieux s’adapter, éviter les malentendus et profiter pleinement des échanges avec les habitants. Si vous voyagez pendant le Nouvel An lunaire, notre guide Vietnam en février : immersion culturelle au temps du Têt propose des repères supplémentaires pour cette période particulière.
- Observer avant d’agir: Dans une maison, un temple ou un restaurant, observez d’abord les habitudes locales : chaussures, tenue et ordre du repas.
- Rester calme en cas de malentendu: En cas de problème, expliquez-vous calmement et évitez de mettre votre interlocuteur mal à l’aise devant les autres.
- Éviter les comparaisons constantes: Les habitudes vietnamiennes répondent à d’autres codes. Évitez les remarques comme « en France, on ne fait pas ainsi » afin de préserver des échanges ouverts et respectueux.
- Accepter une communication plus nuancée: Un sourire, un silence ou une réponse vague ne traduisent pas toujours un accord. Tenez compte du ton et du contexte.
- Respecter les personnes âgées: Saluez les aînés en premier et évitez de les contredire brusquement devant les autres.
- Demander avant de photographier: Demandez toujours l’autorisation avant de photographier une personne, surtout dans un village, une famille ou pendant une cérémonie.
- Adapter sa tenue: Dans les temples et les pagodes, portez une tenue couvrant les épaules et les genoux.
- Apprendre quelques mots en vietnamien: Quelques expressions simples facilitent les échanges : Xin chao : bonjour; Cam on : merci; Xin loi : excusez-moi; Tam biet : au revoir
- Garder une attitude ouverte: Restez curieux et patient. Les différences culturelles deviennent plus faciles à comprendre lorsqu’on prend le temps d’observer et d’échanger.
Les différences culturelles entre le Vietnam et la France se retrouvent dans de nombreux aspects du quotidien : les salutations, la place de la famille, la communication, les repas ou encore les comportements dans les lieux publics. Ces écarts peuvent surprendre au début, mais ils font aussi toute la richesse du voyage. En observant les habitudes locales, en restant respectueux et en gardant l’esprit ouvert, il devient plus facile d’éviter les malentendus et de créer des échanges sincères avec les habitants. Comprendre la culture vietnamienne, c’est aussi découvrir le pays au-delà de ses paysages et mieux apprécier la vie quotidienne de ceux qui y vivent.
FAQ sur les différences culturelles entre le Vietnam et la France
Quelles sont les principales différences culturelles entre le Vietnam et la France ?
Elles concernent surtout la place de la famille, le respect de l’âge, la communication, les repas et les comportements dans les lieux publics.
Comment saluer correctement au Vietnam ?
Un sourire, un léger signe de tête ou une poignée de main suffisent généralement. Lors d’une visite en famille, il est préférable de saluer les personnes âgées en premier.
Pourquoi les Vietnamiens demandent-ils souvent l’âge ?
L’âge permet de choisir la bonne manière de s’adresser à son interlocuteur. Cette question est donc souvent liée à la politesse plutôt qu’à la curiosité.
Quelles règles faut-il respecter pendant un repas vietnamien ?
Les plats sont généralement partagés au centre de la table. Il faut éviter de planter ses baguettes dans un bol de riz ou de pointer quelqu’un avec.
Comment éviter les malentendus culturels au Vietnam ?
Observez les habitudes locales, restez calme et évitez les comparaisons constantes avec la France. Une attitude ouverte et respectueuse facilite les échanges.
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