Marché de Ben Thanh: Shopping, street food et conseils pratiques
Résumé du contenu
Une tour-horloge couleur ocre qui émerge du chaos de la circulation, le bourdonnement sourd des scooters cédant peu à peu la place aux cris des marchandes, une odeur entêtante de coriandre et de bouillon de porc qui vous saisit dès le seuil : le marché Ben Thanh ne se visite pas, il se vit. Depuis plus d’un siècle, ce monument du District 1 de Hô Chi Minh-Ville concentre à lui seul tout ce qui fait la vitalité, la générosité et le désordre fascinant de Saigon, des milliers de commerçants entassés sous une nef coloniale, des soies empilées jusqu’au plafond, des marmites fumantes que des cuisinières de quatrième génération remplissent encore à l’aube. Voici le guide complet pour ne rien manquer du plus célèbre marché du sud du Vietnam.
Marché nocturne : 18h–22h
Halle alimentaire : dès 4h du matin
Présentation générale du marché Ben Thanh

Avec ses 13 000 m² de surface couverte, ses 1 450 à 1 500 étals et ses quelque 6 000 commerçants qui s’y relaient du petit matin à la nuit tombee, Ben Thanh est bien plus qu’un marché : c’est un village dans la ville, une institution qui a traversé colonisation, guerres et réunification sans jamais fermer ses portes. Situé au cœur du District 1, à deux pas de la station de métro éponyme (ligne 1, en service depuis 2025), il constitue depuis plus d’un siècle le centre de gravité du commerce populaire saigonnais.
La tour-horloge à trois cadrans qui se dresse au-dessus de la porte sud est aujourd’hui l’une des images les plus photographiées du Vietnam. Mais le vrai spectacle est à l’intérieur : des travées entières consacrées aux soies et aux ao dài, des pyramides d’épices dont les couleurs rivalisent avec celles des marchés de Marrakech, des cuisinières qui n’ont pas changé leur recette depuis un demi-siècle, et ce brouhaha indéfinissable (entre négociation, rire et claquement de wok) qui vous rappelle que vous êtes bel et bien à Saigon.
Comment se rendre au marché Ben Thanh
Le marché Ben Thanh benéficie d’une accessibilité exceptionnelle au cœur du District 1. Voici les principales options selon votre point de départ et votre budget.
- En métro (ligne 1) : depuis l’ouverture en 2025, la station Ben Thanh se trouve directement sous la place du marché : c’est de loin la solution la plus rapide depuis le centre-ville ou depuis Binh Duong. Comptez 6 000 à 20 000 VND selon la distance.
- En taxi ou VTC (Grab, Be) : saisissez « Cho Ben Thanh » ou « Ben Thanh Market » dans l’application. Depuis l’aéroport Tân Son Nhat, prévoir 150 000 à 200 000 VND ; depuis le quartier Bùi Vien (backpackers), 30 000 à 50 000 VND.
- En bus : de nombreuses lignes desservent les abords du marché, notamment les lignes 01, 02, 03, 12, 19, 20 et 53 pour 6 000 à 7 000 VND par trajet. Descendez à l’arrêt « Cho Ben Thanh ».
- En moto ou scooter : des parkings gardés entourent le marché, avec un tarif de 10 000 à 20 000 VND par passage. Préférez les parkings officiels (signalés par un panneau jaune) pour éviter les mauvaises surprises.
- À pied depuis la rue piétonne Nguyen Hue : le boulevard piéton n’est qu’à 500 mètres, soit une promenade de 5 minutes qui permet d’admirer au passage quelques façades coloniales emblématiques du centre historique.
- En bus à deux étages Hop On Hop Off : si vous êtes en circuit touristique, plusieurs lignes incluent un arrêt au marché Ben Thanh parmi leurs points de desserte.
Histoire du marché Ben Thanh
Aux origines : un nom chargé d’histoire

Comprendre l’histoire du marché Ben Thanh, c’est d’abord comprendre son nom. Ben désigne un embarcadère, un point d’ancrage sur le canal Ben Nghe qui serpentait à l’emplacement de l’actuelle rue Hàm Nghi. Thanh renvoie à la citadelle : la thanh Bat Quai (citadelle des Huit Trigrammes), construite par le seigneur Nguyen Phuc Anh entre 1789 et 1790 sur la rive nord du fleuve, avant qu’il ne devienne l’Empereur Gia Long. Le marché du « quai de la citadelle » tirait donc sa légitimité à la fois du fleuve qui en faisait le point d’arrivée des jonques marchandes, et du pouvoir politique dont il signalait la proximité.
Dès le XVIIe siècle, un premier marché en bois et paille s’était établi le long du canal Ben Nghe, au même endroit où se croisaient les boutiques des marchands chinois, khmers et vietnamiens. C’est l’un des plus anciens foyers commerciaux de ce qui deviendra Ho Chi Minh-Ville.
Les turbulences du XIXe siècle
Entre 1833 et 1835, la rébellion de Le Van Khôi contre les Nguyen provoque l’exode de la population et la désertification du marché. La ville se vide, le commerce s’effondre. La reprise est lente. En 1859, lorsque les troupes françaises s’emparent de la citadelle de Gia Dinh, l’incendie qui s’ensuit détruit une grande partie des bâtiments de commerce, y compris les structures du vieux marché.
Dès 1860, les nouvelles autorités coloniales font reconstruire un marché de fortune sur les cendres de l’ancien : planches, tôle ondulée et bâches en guise de toit. C’est fonctionnel, pas beau, mais le commerce reprend. Au fil des décennies, l’essor économique de la Cochinchine coloniale transforme ce marché de fortune en un vrai pôle commercial : vers 1870, une reconstruction plus solide lui donne un visage plus permanent, sans pour autant répondre aux ambitions croissantes de la ville.
La construction du marché actuel (1912–1914)

À l’aube du XXe siècle, le bâtiment d’origine tombe en ruine. Les autorités coloniales décident d’un projet d’envergure : un marché digne de la « Perle de l’Extréme-Orient » que Saigon est alors en train de devenir. Le site retenu est l’étang Bo Ret, un plan d’eau marécageux à l’intérieur des terres, dont le comblement permettrait d’offrir une vaste surface constructible au cœur du quartier commercial.
Le chantier est confié en 1912 à la société de travaux publics française Brossard et Maupin. En deux ans seulement, les équipes élèvent la grande halle que l’on peut encore admirer aujourd’hui : structure de beton armé, toiture en tuiles mécaniques, quatre portails monumentaux ouverts aux quatre points cardinaux. Le 28 mars 1914, le marché est inauguré sous le nom officiel de Les Halles Centrales. La foule se presse dès l’aube. Les Saigonnais s’approprient immédiatement le lieu, rebaptisé « Cho Moi Ben Thanh » (le nouveau marché de Ben Thanh) pour le distinguer de l’ancien site au bord du canal.
💡 Le saviez-vous ? Contrairement à une idée reçue, le marché Ben Thanh n’a jamais fermé depuis son inauguration en 1914, ni pendant la Seconde Guerre mondiale, ni pendant la guerre du Vietnam, ni lors de la réunification du pays en 1975. Même les grands travaux de rénovation intérieure de 1985 ont été effectués section par section, pour ne jamais interrompre le commerce. Cent onze ans d’ouverture ininterrompue.
Du marché colonial à l’icône nationale

Après la réunification de 1975, le marché passe sous administration de l’État. Les prix sont fixés, les échanges réglementés, mais l’effervescence ne disparaît pas vraiment. La liberalisation économique du Doi Moi (1986) redonne aux commerçants leur liberté, et Ben Thanh retrouve son rôle de moteur commercial du sud du Vietnam.
En 1985, une grande campagne de rénovation intérieure remplace les étals en bois par des structures en beton et métal plus modernes. L’extérieur, lui, est soigneusement préservé : la tour-horloge, les quatre portiques, les bas-reliefs en céramique : tout ce qui fait l’âme du bâtiment est maintenu à l’identique. Depuis lors, le marché a traversé les décennies sans connaître de transformation majeure, fidèle à l’architecture de 1914 qui continue de le distinguer de tous les centres commerciaux modernes qui ont fleuri autour de lui.
Architecture du marché Ben Thanh
Un style colonial tropical singulier

L’architecture coloniale du marché Ben Thanh : toit à pentes multiples et tour-horloge à trois faces
L’architecture du marché Ben Thanh relève d’un style qu’on pourrait qualifier de colonial tropical : la rigueur formelle des bâtiments administratifs français d’Indochine y est assouplie par des adaptations climatiques pensées pour le Vietnam. La toiture en tuiles à forte pente favorise l’évacuation des pluies torrentielles de la mousson ; les larges auvents ménagent de l’ombre tout autour du bâtiment ; la hauteur sous plafond, imposante, crée un tirage d’air naturel qui maintient la halle à une température supportable même aux heures les plus chaudes de la journée. Le résultat est un bâtiment qui respire, une qualité que les climatiseurs des supermarchés modernes ne parviennent pas à reproduire.

La façade extérieure se distingue par sa teinte ocre dorée, identique à celle de la Poste centrale ou du Palais de la Réunification, ce jaune colonial qui a fini par définir l’esthétique de tout le centre historique de Saigon. Les murs sont scandés de pilastres et d’arcs en plein cintre, et les volumes s’articulent autour d’un corps central surélevé qui accueille la tour-horloge au sud.
La tour-horloge : le symbole par excellence

Au-dessus de la porte sud, s’élève la tour-horloge à trois cadrans, la pièce maitresse du bâtiment et l’une des images les plus reproductions du Vietnam touristique. Érigée lors de la construction de 1912–1914, elle affiche fièrement sur son fronton les lettres « CHO BEN THÀNH », le premier élément en langue vietnamienne qui frappe le regard du visiteur arrivant depuis la place de la Gare. À toute heure du jour, ses aiguilles indiquent fidèlement l’heure aux passants, aux marchandes et aux touristes qui s’y donnent rendez-vous. C’est devenu le point de repère absolu pour quiconque veut retrouver quelqu’un dans ce quartier.
Les quatre portails, chacun avec son caractère
Le marché s’ouvre sur le monde extérieur par quatre grandes portes orientées aux quatre points cardinaux, auxquelles s’ajoutent douze portes secondaires réparties sur le pourtour de l’édifice. Chacun des portails principaux dessert un secteur spécifique du marché intérieur :
- Porte Sud (Cua Nam), rue Le Loi : c’est l’entrée principale, celle que surmonte la tour-horloge. Elle donne accès aux stands de tissus, de soie et de produits secs (épices, café, fruits de mer séchés). C’est aussi l’entrée la plus photographiee, le point de départ naturel de toute visite.

Les quatre portails du marché Ben Thanh donnent chacun sur une avenue du district 1
- Porte Nord (Cua Bac), rue Le Thanh Ton : côté fleurs fraîches, fruits tropicaux et légumes. Dès l’aube, les grossistes déchargent leurs cagettes de mangoustans, ramboutan et litchis. L’atmosphère y est la plus authentiquement « marché de quartier ».

- Porte Est (Cua Dông), rue Phan Boi Chau : le domaine de la cosmétique, des confiseries et des produits de beauté. C’est également par cette porte que l’on accède le plus directement aux cantines du marché nocturne.
- Porte Ouest (Cua Tây), rue Phan Chu Trinh : chaussures, maroquinerie, artisanat traditionnel et souvenirs . C’est souvent ici que les visiteurs étrangers font leurs achats de cadeaux à rapporter.
Les bas-reliefs en céramique de Bien Hoa
En 1952, le bâtiment s’enrichit d’un élément décoratif qui ne passe pas inaperçu : douze bas-reliefs en céramique émaillée, modelés par l’artisan Le Van Mau, spécialiste de la céramique de Bien Hoa (province voisine de Dong Nai). Répartis sur les tympans et les angles de la façade, ils représentent des scènes de la vie rurale et marchande du Vietnam du Sud : cochons, bœufs, canards, régimes de bananes, poissons : une iconographie de l’abondance destinée à porter chance aux commerçants et à leurs clients. Ces terres cuites vernissées, qui ont résisté à plus de soixante-dix ans de soleil et de moussons, confèrent à l’édifice une touche d’art populaire qui contraste joliment avec la sobriété de son architecture coloniale.
💡 Le saviez-vous ? Les bas-reliefs en céramique représentant cochons, canards et poissons ne sont pas de simples éléments décoratifs : ils s’inscrivent dans une tradition d’art populaire vietnamien où chaque animal symbolise une valeur marchande. Le cochon est synonyme d’économies et de prospérité ; le poisson, de fécondité et d’abondance ; la banane, d’une vie douce et bien remplie. Une façon, pour les bâtisseurs de 1952, de placer le marché sous les meilleurs auspices.
Que acheter au marché de Ben Thanh?

L’intérieur du marché Ben Thanh : centaines de stands organisés sur plus de 13 000 m²
L’intérieur du marché est organisé en secteurs thématiques qui facilitent la navigation, même si les limites entre zones restent floues ; la densité des étals et l’enthousiasme des commerçants font de toute promenade une exploration un peu chaotique, et c’est précisément ce qui en fait le charme.
Mode, textiles et ao dài

Le secteur textile est l’un des plus vastes et des plus fréquentés. On y trouve des ao dài (la tunique traditionnelle vietnamienne) prêts-à-porter ou sur commande, des étoffes de soie et de coton en rouleaux, des châlos, des foulards, des nattes de paille et des chapeaux coniques (non la). Les stands de mode proposent également des vêtements casual pour hommes et femmes, des robes de plage et des tenues de lin légères, idéales pour les voyageurs qui ont sous-estimé la chaleur de Saigon. Les prix sont négociables ; une ao dài prête-à-porter débute autour de 200 000–300 000 VND, contre 800 000 à 2 000 000 VND pour une pièce cousue sur mesure.
Artisanat et souvenirs
Pour les cadeaux à rapporter, Ben Thanh propose l’une des sélections les plus complètes de tout Hô Chi Minh-Ville:

- Laque et peinture sur laque (son mài) : de petits plateaux, des boîtes et des tableaux peints à la main selon les techniques de l’atelier de laque du Sud Vietnam.
- Céramique et poterie : bols, tasses et vases en grès de Binh Duong ou de Bien HUa.
- Bois sculpté : statuettes, bouddhas, coffrets et cadres en bois de jacquier ou de mûrier.
- Broderies et soieries : nappes brodées à la main, pochettes en soie sauvage, tableau-broderies reproduisant des paysages vietnamiens.
- Vannerie : paniers, corbeilles et sacs en rotin ou en bambou tressé.
- Souvenirs iconiques : aimants, porte-clés et tote bags ornés de la tour-horloge de Ben Thanh, du drapeau vietnamien ou de motifs floraux.
Épicerie fine et spécialités régionales
Les étals de produits secs constituent l’un des atouts méconnus du marché pour les voyageurs gourmands. On y déniche des trésors difficiles à trouver ailleurs:
- Café vietnamien : en grains ou moulu, nature ou mélangé au beurre de cacao dans la tradition des plantations des Hauts Plateaux. Les marques artisanales locales valent souvent mieux que les grandes enseignes d’aéroport.

- Fruits de mer séchés : crevettes, calamars et poissons fumés du delta du Mékong, conditionnés sous vide pour le voyage.
- Épices et herbes aromatiques : poivre de Phu Quoc, cannelle de Yên Bai, anis étoilé du Nord, poudre de curcuma et piments séchés en tout genre.
- Confiseries et gâteaux : banh pia (pâtisseries feuilletées à la pâte de lotus), mut dua (confiture de noix de coco de Ben Tre), banh bia (galettes à la pâte de haricot mungo), une sélection idéale pour composer une boîte de cadeaux gourmands.
- Nuoc-mam et pâtes de crevettes : les condiments emblématiques de la cuisine du Sud, conditionnés en bouteilles hermétiques adaptées au transport en avion.
💡 L’art de la négociation Au marché Ben Thanh, négocier n’est pas une option : c’est un rituel. Le premier prix affiché est rarement le prix réel : comptez en moyenne 20 à 50 % de marge de négociation selon les articles. La clé ? Restez souriant, ne montrez jamais d’impatience et soyez prêt à partir si le prix ne convient pas. Un « c’est trop cher pour moi » prononcé avec un sourire franc est souvent le meilleur argument. Si vous achetez plusieurs articles chez le même vendeur, demandez un tarif groupé ; les commerçants y sont en général favorables.
Que manger au marché de Ben Thanh ?

Avant d’être un marché de shopping, Ben Thanh est un marché à manger. Et ce n’est pas là une métaphore : les halles alimentaires du marché ouvrent dès 4 heures du matin pour nourrir les grossistes, les livreurs et les cuisinières de restaurant qui s’approvisionnent avant l’aube. À toute heure de la journée, l’odeur du bouillon mêlée à celle des beignets frits et du café robusta flotte dans les allées. C’est ici que se joue, en silence et sans fioriture, l’une des scènes gastronomiques les plus authentiques de la ville.
Les tables légendaires qu’il faut connaître

Banh beo co Anh (crêpes de riz vapeur) : Sans doute la cantine la plus connue du marché. La cuisinière tient son étal depuis plus de trente ans, préparant ces petites soucoupes de riz vapeur garnies de crevettes séchées et d’échalotes croustillantes selon une recette de Hue que personne dans la famille n’a jamais songé à changer. File d’attente garantie en fin de matinée.
Bun riêu ganh de ba Lien (soupe de crabe aux vermicelles) : Avant 1975, cette cuisinière vendait son bouillon de crabe d’eau douce à la criée dans les rues du quartier. Elle s’est ensuite installée au marché, où elle perpétue inlassablement la même recette : vermicelles fins nageant dans un bouillon acidulé à la tomate, couronné de galettes de crabe et d’un trait de pâte de crevettes fermentée pour les initiés.

Be Che (desserts sucrés) : Depuis 1968 (soit plus de cinquante-cinq ans de service), ce stand de desserts sucrés propose une dizaine de variétés de chè, ces soupes douces à base de haricots, de gelée d’herbe, de lotus et de lait de coco qui constituent le dessert populaire par excellence du Vietnam du Sud. Un symbole de continuité dans un marché qui a tout vu.
Banh canh chao long Di Huong (soupe épaisse et bouillie) : Spécialité nocturne : ce stand n’ouvre qu’à 19h pour fermer vers 3h du matin. On y sert des grosses nouilles de tapioca dans un bouillon corsé aux abats de porc, une spécialité que les Saigonnais réclament après les fêtes ou les longues soirées. Cinquante ans de service et une réputation qui n’a pas pris une ride.
Chè chuoi nuong de la porte Est (banane grillée au lait de coco) : La banane plantain grillée sur braise, nappée de lait de coco épaissi et saupoudrée de sésame torréfié : un dessert en apparence simple qui concentre toute la douceur de la cuisine du delta du Mékong.

Banh canh cua, étal 1301 (soupe au crabe aux grosses nouilles) : La soupe aux grosses nouilles et au crabe est une institution saigonnaise. L’étal 1301 est considéré par les habitués comme l’une des meilleures versions disponibles à l’intérieur du marché : bouillon riche et onctueux, morceaux de crabe généreux, poivre fraîchement concassé.
Le marché nocturne de Ben Thanh

Lorsque les derniers étals du marché de jour ferment leurs rideaux métalliques aux alentours de 18 heures, le spectacle ne s’arrête pas pour autant : il change simplement de décor. Le marché nocturne de Ben Thanh investit les trottoirs des rues Phan Boi Chau et Phan Chu Trinh, le long des façades nord et est du bâtiment historique. Des centaines de tables pliantes apparaissent comme par magie, des braseros s’allument, les odeurs de fruits de mer grillés se mêlent à celles de la bière fraîche et du maïs caramélisé.
L’ambiance est résolument festive : lampions rouges, musique de fond, serveurs qui interpellent les passants en français, en anglais ou en coréen selon le profil du client. On y commande des plateaux de fruits de mer grillés à la plancha (crevettes tigrées, palourdes citronnées, bulots au gingembre), des brochettes de viande et de tofu laqué, des bols de soupe pho et des paniers de banh mi fraîchement sortis du four. Une bière Saigon frio dans la main, les pieds sur le trottoir, la tour-horloge éclairée en fond de scène : c’est l’une des meilleures façons de conclure une soirée en ville.
Que voir autour du marché Ben Thanh?
Le marché Ben Thanh est le point de départ idéal pour explorer le cœur colonial de Hô Chi Minh-Ville. En partant à pied depuis la place de la Gare, la quasi-totalité des grands sites historiques de la ville sont accessibles en moins de vingt minutes :
- Musée des Beaux-Arts de Hô Chi Minh-Ville (à 500 m) : installé dans un hôtel particulier colonial de 1929, ce musée abrite une des plus belles collections de peintures lacquées et de sculptures vietnamiennes du pays. Entrée : 30 000 VND.
- Rue piétonne de Nguyen Hue (à 500 m) : le Champs-Élysées saigonnais, fontaine centrale, artistes de rue, terrasses de café et vue sur l’Opéra municipal. Animé en soirée et lors des grandes fêtes nationales.
- Palais de la Réunification (à 1,3 km) : l’ancien palais présidentiel de la République du Vietnam du Sud, où s’est achevée la guerre le 30 avril 1975. Un site chargé d’histoire, à visiter pour comprendre le XXe siècle vietnamien dans toute sa complexité.

- Cathédrale Notre-Dame de Saigon (à 1,5 km) : joyau néo-roman en briques rouges marseillaises, actuellement en restauration jusqu’en 2027. La façade reste impressionnante même depuis l’extérieur, et la place qui la borde est un agréable point de repos.
- Musée des Vestiges de la Guerre (à 1,4 km) : l’un des musées les plus visités du Vietnam, dont les collections photographiques et les témoignages constituent une expérience à la fois difficile et nécessaire.
- Poste centrale de Saigon (à 1,7 km) : chef-d’œuvre de l’architecture coloniale française, classé deuxième plus belle poste du monde par Architectural Digest. À visiter absolument pour son hall voûté et ses deux grandes cartes murales de l’Indochine.
Conseils pratiques pour visiter le marché Ben Thanh
Quand venir ?
Le marché est ouvert sept jours sur sept, toute l’année. En semaine, la fréquentation est plus raisonnable et les marchandes plus disponibles pour négocier. Entre 8h et 10h le matin, les allées sont fraîches, les étals fraîchement réapprovisionnés et la lumière qui entre par les auvents offre de bonnes conditions pour photographier. Après 16h, la chaleur diminue et l’ambiance s’anime à nouveau autour des cantines. Le week-end et les jours fériés, la foule est dense : préférez ces moments si vous aimez l’effervescence, évitez-les si vous cherchez à négocier tranquillement.
Argent, sécurité et comportement
- Préférez le cash : la très grande majorité des étals n’accepte que les espèces en dongs vietnamiens (VND). Retirez de l’argent avant d’entrer : les distributeurs proches sont nombreux sur la place de la Gare.
- Méfiez-vous des pickpockets : comme dans tout marché bondé, gardez votre sac devant vous et vos objets de valeur dans une poche intérieure. Ne laissez pas votre téléphone traîner en évidence sur une table.
- Ne touchez pas ce que vous n’avez pas l’intention d’acheter, particulièrement sur les étals de produits frais et de fruits. Tenir un article et le remettre en place sans acheter est considéré comme impoli.
- Habillez-vous confortablement : l’intérieur du marché est chaud et les allées étroites. Optez pour des vêtements légers et des chaussures fermées (les sols peuvent être glissants dans la halle alimentaire).
- Hydratez-vous : de l’eau et des jus de fruits frais sont disponibles à la vente partout dans le marché. Une bouteille d’eau en début de visite est indispensable.
Questions fréquentes sur le marché Ben Thanh
Peut-on vraiment négocier tous les prix ?
Oui, et c’est même fortement recommandé. La négociation est une pratique culturelle normale au marché Ben Thanh. Le premier prix annoncé est rarement le prix final. Soyez souriant, montrez votre intérêt sans précipitation, et n’hésitez pas à comparer les étals pour les articles courants (textiles, souvenirs) avant de vous décider.
Le marché nocturne est-il sûr pour les voyageurs ?
Oui, le marché nocturne de Ben Thanh est considéré comme sûr. Il est fréquenté par de nombreux touristes et les rues environnantes sont bien éclairées et animées jusqu’à 22h. Appliquez simplement les précautions habituelles (sac devant soi, téléphone dans la poche).
Y a-t-il des toilettes dans le marché ?
Oui, des toilettes publiques sont disponibles à l’intérieur du marché, généralement situées près des portails principaux. Un petit droit d’accès de 3 000 à 5 000 VND est généralement demandé.
Le marché Ben Thanh est-il le meilleur marché de Hô Chi Minh-Ville pour les achats ?
Il est le plus symbolique et le plus complet pour les visiteurs de passage. Pour les résidents ou les voyageurs qui cherchent des prix plus bas, le marché An Dông (District 5) est réputé pour ses tissus et les marchés de quartier proposent des produits frais moins chers. Mais pour l’expérience, l’histoire et la diversité de l’offre en un seul endroit, Ben Thanh reste imbattable.
🌿 Horizon Vietnam Travel
Le marché Ben Thanh, une étape. Le Vietnam, une aventure.
Une matinée au marché, une balade dans le quartier historique, une table cachée que seuls les locaux connaissent. Nos équipes composent votre itinéraire sur mesure, à votre rythme, au plus près de la vraie Saigon.
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