Ta Duy Bau
Fondateur et directeur
- Langues : Vietnamien, Français
- Spécialités : Vietnam, Laos, Cambodge
« Les plus beaux souvenirs de voyage sont rarement les sites les plus célèbres : ce sont les rencontres. »
De guide francophone à fondateur
Avant de fonder Horizon Vietnam Travel, Ta Duy Bau a passé de longues années sur les routes comme guide francophone indépendant, au Vietnam comme dans les autres pays d’Indochine. Dynamique, rigoureux et passionné, il a appris sur le terrain ce qui fait la réussite d’un voyage : le bon rythme, les bonnes rencontres et la confiance entre le voyageur et ceux qui l’accueillent.
C’est cette expérience, et sa passion pour les échanges culturels, qu’il a voulu partager plus largement. Il s’est entouré d’amis, eux aussi professionnels du tourisme, qui avaient vécu les mêmes expériences et partageaient le même amour du voyage. Ensemble, ils ont fondé Horizon Vietnam Travel à Hanoï, en 2008, avec un rêve commun : proposer des voyages uniques et authentiques au Vietnam, au Laos et au Cambodge.
Une agence restée familiale
L’agence a grandi progressivement tout en gardant sa nature familiale et conviviale. Sa conception du voyage, des circuits privés et sur mesure, à l’écart du tourisme de masse, Bau la transmet au quotidien à l’équipe, aux guides, aux partenaires et aux voyageurs. Ceux qui passent au bureau de Hanoï y sont accueillis autour de la musique traditionnelle vietnamienne, qu’il aime leur faire découvrir. Pour aller plus loin : notre philosophie.
La solidarité au cœur de l’agence
Pour Bau, une agence de voyage a une responsabilité envers les régions qui accueillent ses voyageurs. Sous son impulsion, Horizon Vietnam Travel mène chaque année des actions solidaires concrètes, souvent avec la participation de toute l’équipe :
- des ponts pour désenclaver les villages, comme le pont Thuân Hoa à Tuyên Quang (juillet 2025), le pont Trung Son (février 2026) ou le pont Na Mo à Cao Bang (août 2026) ;
- des lampadaires solaires et des cadeaux pour les familles de Xam Khoe ;
- des fournitures scolaires pour les enfants des villages de montagne, à Thung Mai ou lors de la campagne « Hạ Chí 2026 » ;
- des repas offerts aux patients de l’Hôpital national de pneumologie et de l’Institut d’hématologie de Hanoï ;
- une aide d’urgence aux familles touchées par les typhons, à Nghê An, Son La, Diên Biên ou Phu Yên ;
- des voyages humanitaires, comme à Y Ty (Lao Cai) en avril 2026, ou l’action médicale gratuite à Hoang Su Phi.
Transmettre aux futurs guides
Ancien guide lui-même, Bau accorde une grande importance à la formation. Il intervient régulièrement auprès des étudiants francophones de l’Université des langues et des études internationales (ULIS, Hanoï), accompagne le club « La Route des Découvertes » sur le terrain et soutient le concours des jeunes guides francophones « Aimer pour guider ».
Questions à Ta Duy Bau
Qu’attendent aujourd’hui les voyageurs francophones d’un voyage au Vietnam ?
Quand j’ai commencé comme guide, beaucoup de voyageurs voulaient « tout voir » en un seul voyage. Aujourd’hui, ils veulent surtout comprendre : rencontrer des habitants, partager un repas, prendre le temps. Ils sont aussi plus attentifs à l’impact de leur voyage. Notre rôle est de leur ouvrir des portes qu’ils ne trouveraient pas seuls, tout en gardant un voyage confortable et bien organisé.
Qu’avez-vous appris comme guide que l’on ne trouve dans aucun guide de voyage ?
Que les plus beaux souvenirs sont rarement les sites les plus célèbres. Ce sont un thé partagé dans une maison sur pilotis, une conversation avec un vieux pêcheur, un marché au lever du jour. J’ai aussi appris qu’un voyage réussi tient à mille détails pratiques : l’heure à laquelle on arrive sur un site, la durée réelle d’un trajet, le bon hôtel à la bonne étape. C’est cette connaissance du terrain que je transmets à notre équipe.
Pourquoi voyager avec une agence locale plutôt qu’avec un voyagiste en France ?
Parce que nous sommes sur place. Nous connaissons personnellement nos guides, nos chauffeurs et nos partenaires, et nous pouvons réagir immédiatement si quelque chose change pendant le voyage : météo, fermeture d’un site, envie de modifier le programme. Travailler en direct, sans intermédiaire, c’est aussi plus de transparence pour le voyageur et une part plus juste qui reste au Vietnam.
Comment choisissez-vous les guides et les partenaires d’Horizon ?
Avant tout sur leurs qualités humaines. Un bon guide doit bien parler français et connaître l’histoire de son pays, mais il doit surtout aimer les gens et savoir s’adapter à chaque voyageur. Pour nos hôtels et nos activités, nous testons sur place avant de les proposer, et nous écoutons attentivement les retours de nos voyageurs.
Pourquoi l’engagement solidaire compte-t-il autant pour vous ?
Parce que le tourisme m’a beaucoup donné et que les régions de montagne, qui accueillent si chaleureusement nos voyageurs, restent parfois très démunies. Construire un pont, éclairer une route ou offrir des fournitures scolaires, ce sont des gestes simples qui changent le quotidien des familles. Et beaucoup de nos voyageurs choisissent de s’y associer : c’est ce qui donne tout son sens à notre métier.
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